Dans le cadre de la prise en charge du cancer colorectal métastatique (CCRm), le test miRpredX 31-3p permet aux biologistes et aux cliniciens d’identifier, parmi les patients RAS non mutés recevant un traitement de première ligne, ceux qui auront le plus de chance de bénéficier d’un traitement par anti-EGFR comparativement à un traitement par anti-VEGF. De même pour les patients RAS non mutés traités en deuxième ligne et plus, le test permet de prédire le bénéfice de l’addition d’un anti-EGFR à la chimiothérapie.

Le test miRpredX 31-3p a été développé pour assister les biologistes, les cliniciens et les pharmaciens dans le choix de la stratégie thérapeutique la plus adaptée pour les patients atteints de CCRm, par la mesure du niveau d’expression tumorale du miR-31-3p, un marqueur microARN prédictif de la réponse aux anti-EGFR.1-5

Résultats d’une étude prospective-rétrospective

Le niveau d’expression du miR-31-3p a été mesuré dans les tumeurs primitives de 340 patients atteints de cancer colorectal et de statut RAS non mutés enrôlés dans l’essais clinique FIRE3. Les patients ont été scindés en deux groupes en fonction du niveau d’expression du miR-31-3p dans la tumeur en fonction d’une valeur seuil préétablie.

Les résultats montrent que les patients CCRm RAS non mutés exprimant faiblement le miR-31-3p et traités par Cetuximab ont eu, comparativement aux patients traités par bevacizumab :

  • Une réduction de 40% du risque de décès
  • Une médiane de survie augmentée de 12 mois

En revanche, aucune différence de durée de survie entre les bras de traitement par Cetuximab et par Bevacizumab n’a été observée chez les patients fortement expresseurs du miR-31-3p.

 


Ces résultats démontrent qu’un faible niveau d’expression du miR-31-3p est prédictif d’un bénéfice en survie pour les patients atteints de cancer colorectal métastatique RAS non mutés et traités par Cetuximab – FOLFIRI.5,6


Données additionnelles :

Il y avait significativement plus de réponses objectives chez les patients faiblement expresseurs de miR-31-3p traités par Cetuximab – FOLFIRI comparativement à ceux traités par Bevacizumab – FOLFIRI (OR = 4.49 [2.07 ; 9.76], p=0.0001).

Odds ratios [95%] ajustés sur l’âge, le nombre d’organes atteints et le statut BRAF. Les patients pour lesquels les données manquaient ont été exclus de l’analyse.

 

 

La profondeur de la réponse (DoR) pour les patients traités par Cetuximab – FOLFIRI était significativement corrélée au niveau d’expression du miR-31-3p.

Il n’y avait aucune corrélation entre la DoR et le niveau d’expression du miR-31-3p chez les patients traités par Bevacizumab – FOLFIRI.

 

 


Conclusions de l’étude :

  • Les patients CCRm RAS non mutés faiblement expresseurs du miR-31-3p bénéficient cliniquement d’un traitement par Cetuximab. Les patients CCRm RAS non mutés faiblement expresseurs du miR-31-3p bénéficient cliniquement d’un traitement par Cetuximab.5,6
  • Il n’y a pas de différence de bénéfice clinique entre cetuximab et bevacizumab pour les patients CCRm RAS non mutés fortement expresseurs du miR-31-3p.5,6

 

Cliquez ici pour voir les résultats d’autres études ayant montré l’effet prédictif de l’expression du miR-31-3p dans la réponse clinique des patients CCRm RAS non mutés traités par ani-EGFR.

 

References:
1. Manceau G, Imbeaud S, Thiébaut R, et al. Clin Cancer Res. 2014; 20: 3338-47.
2. Mosakhani N, Lahti L, Borze I, et al. Cancer Genet. 2012; 205: 545-51.
3. Laurent-Puig P, Bridgewater JA, Primrose JN, et al. J Clin Oncol. 2015; 32: (suppl; abstr 3523).
4. Laurent-Puig P, Paget-Bailly S, Vernerey D, et al. J Clin Oncol. 2015; 33: (suppl; abstr 3547).
5. Laurent-Puig P, Grisoni ML, Heinemann V, et. al. J Clin Oncol . 2016; 34 (suppl; abstr 3516).
6. Data on file.